|
|
|
|
L'image d'Epinal de la Noix de Coco (une coque
dure, une chair sèche et une eau sans réel arôme) est sérieusement
remise en doute à la Réunion. Protégée par une coque fibreuse
verte (ou orange suivant la variété) et épaisse,
la noix n'est pas vraiment dure.
La chair, tendre et délicate se partage la vedette avec une eau
douce et rafraîchissante. Les coco commercialisées en métropole
sont bien souvent trop mures, trop avancées en âge.
Quel meilleur plaisir que de goûter une noix déposée de l'arbre
à l'instant, avec son eau pure et délicate et sa chair tendre
?
L'arbre est identifiable sans possibilité d'erreur, son tronc
lisse et grisâtre, la couronne de feuille découpées et les fruits
en permanence suspendus, symbole d'exotisme et d'aventure sont
connus de tous.
On en trouve communément dans jardins et parfois en bords de mer
(notamment à Grand Anse. Parfois ils servaient à marquer l'entrée
des maisons de maîtres ou des chemins vicinaux (on en retrouve au
parc Amazone, ou encore autour de certaines maisons du côté de Sainte
Marie ou Saint Louis, étang du Gol).
La plus forte concentration se trouve néanmoins au Tour
de Roches (Grande Fontaine), ou la fête du Coco à lieu tous
les ans (concours de grimper de cocotier, etc...
Tout la production de l'arbre est exploitable. Le fruit est utilisé
tel quel (la pulpe se mange et l'eau est parfois vendue au litre).
Mais la forte concentration en huile lui permet d'être utilisé
à des fins cosmétiques (l'huile de coco est vendu sur les marché,
pour donner de beaux cheveux).
Les produits fibreux sont exploités pour réaliser de nombreux
ouvrages (cordages, tapis,...). Le choux du cocotier est également
consommé (rarement à la réunion), il remplace très agréablement
les cœurs de palmier.
|