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La Catastrophe de Grand Sable
Le 26 novembre 1875, Louis Possé se trouvait à la Mare d'Affouche comme il en fit le récit le lendemain au directeur de l'agence municipale de Salazie. "Hier vers cinq heures de l'après-midi j'ai été témoin d'un éboulement considérable qui a couvert le chemin conduisant au Cimendef et le plateau de la source pétrifiante que l'on appelle Grand Sable. Cet éboulement à englouti dix sept cases avec leurs habitants ".

Tandis qu'une femme relate " une forte secousse suivie d'un fracas épouvantable, comme une détonation d'artillerie ", un autre témoin vit passer devant ses yeux " comme un nuage noir, puis des arbres, de la terre, des pierres qui rebondissaient du fond de la vallée. Tout tremblait, cela a duré deux à trois minutes ".
Madame Desbassyns

Ces quelques minutes furent terribles. Elles ensevelirent tout un village. Certains habitants, comme Charles Naze, Titée Boyer, Jean Maillot ont pu échapper à la mort. Mais 63 personnes périrent écrasées sous des montagnes de terre.

Le Gros Morne venait de s'effondrer rayant un village de la carte, sa population, les cultures, les troupeaux et la vie qui s'y était installée au fil des décennies.

Le maréchal des logis Béral fit ce compte rendu de la visite sur les lieux le lendemain : " J'y ai constaté un grand éboulement parti de la montagne des Salazes, à l'endroit où se trouvent les sources pétrifiantes ; des blocs énormes sont descendus de cette montagne.

Un affaissement considérable a eu lieu à l'endroit ou se trouvaient les plateaux. Toutes les collines qui se trouvent à la naissance des Fleurs Jaunes ont été comblées par le grand éboulement ; des montagnes ont été déplacées en entier et renversées ; des pierres ont été jetées comme un canon lance un boulet.

Le rapport de la commission d'enquête mentionnera un spectacle à la fois horrible et grandiose, véritable image du chaos que présentent ces lieux complètement bouleversés.

Il exclut rapidement l'hypothèse d'un tremblement de terre, plus conséquence que véritable cause de l'éboulement, tout comme les incendies et le déboisement qui avaient épargné ,le Gros Morne.

Ce seraient donc les eaux souterraines et notamment la source pétrifiante qui auraient miné la montagne, jusqu'à la catastrophe. Sans habitation, ni moyen de subsistance, la plupart des habitants ont fui ce lieu devenu hostile.

Mais certains y sont restés, ensevelis et privés de sépulture chrétienne, ce qui n'a pas manqué de susciter bien des craintes au sujet des âmes qui n'ont pas été " ramassées ".

Ces âmes de Grand Sable ont pendant des années reçu le soutien des habitants de Grand Ilet et du curé de la paroisse ? Jusqu'à une dizaine d'années, une messe annuelle s'y tenait et des prières étaient dites. Une tradition qui se perd petit à petit. Ne subsiste plus là-haut qu'une croix blanche souvenir de la tragédie.
Histoires à faire peur...
 
Quelques contes enfantins.

Toutes basées sur des évènements réels, ces histoires ont été transcrites par les journaux de lépoque, parfois également transmises de façon orales.

Ces "zistwars" a faire peur reflètent les peurs ancestrales des habitants de l'île

 

Ces contes enfantins connus de tous ont la poésie de la jeunesse. Repris fréquemment dans les ouvrages récents, ils ne se démodent pas malgré les attaques récentes d'Halloween et d'autres fêtes importées.